J’étais prisonnier de mon amertume

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Ce n’est pas parce que la vie a mal démarré que tout est joué.

J’étais prisonnier de mon amertume

Je suis né en Chine et j’y ai vécu jusqu’à mon arrivée en France à six ans. Mon enfance s'est déroulée dans le cadre oppressant d’une famille déchirée, avec son lot de violences conjugales et d’alcool. Tout cela a laissé des marques négatives en moi : angoisse, vide affectif, complexes...

14 ans après mon arrivée en France, je suis en Bourgogne où je travaille. Pendant l’hiver 1995, j’attrape une grippe qui me terrasse et lors de mon rétablissement je réfléchis à ma vie et aux souffrances que j’ai endurées. C’est une prise de conscience et un choc ; je pleure longuement…

Durant l’été 1997, je participe à une retraite et je sens que je dois mettre ma vie en règle avec Dieu. C’est donc là-bas que je donne ma vie à Jésus-Christ. Après cette expérience décisive, j’éprouve une grande paix mais elle ne dure pas car je me laisse rattraper par ce qui est au plus profond de moi. À ce moment précis de ma vie, les choses de sont pas évidentes : ennuis de santé, difficultés à trouver un travail satisfaisant, et bien sûr mes blessures intérieures...

Ma douleur était trop forte

Je n’avais que 21 ans lorsque je suis devenu chrétien mais ma douleur est grande à cette époque car toute mon enfance et ma jeunesse ne sont synonymes que de souffrances et de rêves brisés. J’arrive au constat : famille anormale + scolarité anormale = vie gâchée. Ceci fait naître en moi une profonde amertume.

La douleur est d’autant plus vive que les gens que je côtoyais à l’église à l’époque avaient une vie que je rêvais d’avoir. J’en enviais plusieurs pour l’enfance qu’ils avaient eue.
Finalement c’est en m’approchant régulièrement de Dieu que je suis arrivé à me débarrasser petit à petit de ce problème d’amertume. Cela m’a pris huit longues années…
Mais autant la vie nous jette d’un coup tous ses déchets à la figure, autant Dieu prend patiemment le temps pour tout reconstruire à neuf… mais il le fait avec nous et pas sans nous, c’est peut-être pour ça que des fois c’est si long…

Je renonce au fatalisme

Avec le recul, je comprends aujourd’hui que Dieu a permis que certaines choses me soient arrivées pour que j’apprenne à m’appuyer uniquement sur lui dans tous les domaines.
Dieu m’a abaissé car c’était certainement la seule façon pour moi d’apprendre à le connaître. Je pense en effet que parfois, trop de réussite fait tourner la tête…

L’être humain est prompt à se croire invulnérable, à penser qu’il n’a pas besoin du Dieu qui est venu parmi nous en la personne de Jésus Christ. Il se trompe car il ne contrôle rien, rien du tout ! Je ne peux même pas choisir ma façon de mourir, c’est dire !

La vie de Jésus Christ est un exemple de renoncement à soi, de souffrances infligées par autrui, mais il a gardé le cap, car il connaissait Dieu intimement.

Toi aussi si tu souffres, Jésus t’invite à le connaître, il veut te donner la vie éternelle et t’aider dans tes difficultés.
Laisse-le entrer dans ta vie !

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