10 juillet 1666. Ann Bradstreet , poètesse dans l’incendie

Ann Bradstreet (1612-1672) fut la première femme écrivain et la première poétesse américaine dont les œuvres furent publiées.
Née Ann Dudley, elle épousa à l'âge de 16 ans Simon Bradstreet. Deux ans plus tard, à dix-huit ans, elle suivit son mari et son père dans la colonie américaine, où son mari avait été recruté pour être gouverneur de la colonie de la baie du Massachusetts, et de ce qui devait devenir la grande ville de Boston.
L’excellente éducation et la culture qu'elle avait reçue en Angleterre permit à Ann Bradstreet de s'exprimer par elle-même au travers de la poésie.

Image (10 juillet 1666. Ann Bradstreet , poètesse dans  l’incendie)

Beaucoup des poèmes d'Anne Bradstreet étaient basés sur l'observation du monde qui l'entourait, insistant lourdement sur des thèmes domestiques et religieux. Ainsi elle exprime son amour pour son mari :

If ever two were one, then surely we.
If ever man were loved by wife, then thee;
If ever wife was happy in a man,
Compare with me, ye women, if you can.
Si jamais deux furent un, alors c’est bien nous.
Si jamais homme fut aimé de sa femme, c’est bien toi;
Si jamais femme fut heureuse avec un homme,
Comparez, femmes, si vous le pouvez, votre sort au mien.

I prize they love more than whole mines of gold
Or all the riches that the East do hold.
My love is such that rivers cannot quench,
Nor ought but love from thee, give recompense.
Je prise ton amour plus que toutes les mines d’or
Ou que toutes les richesses que l’Orient recèle.
Mon amour est tel que les fleuves ne sauraient l’étancher,
Et rien ne le peut satisfaire que l’amour de toi.

Thy love is such I can no way repay,
The heavens reward thee manifold I pray.
Then while we live, in love lets so persever,
That when we live no more, we may live ever.
Ton amour est tel que je ne puis te le rendre;
Que les cieux te le rendent, telle est ma prière.
Alors, tant que nous vivrons, persévérons dans l’amour
Ainsi, quand nous mourrons, nous vivrons à jamais.

Elle exprime ses appréhensions avant le départ pour longtemps de son mari (10) :

…Into Thy everlasting arms Of mercy
I recommend Thy servant, Lord.
Keep and preserve My husband,
my dear friend.
Aux bras éternels de ta grâce, Seigneur,
Je recommande ton serviteur,
Garde et préserve mon mari,
Mon cher ami.

At Thy command, O Lord, he went,
Nor nought could keep him back.
Then let Thy promise joy his heart,
O help and be not slack.
Sur ton commandement il s’en est allé,
Rien ne pouvait le tenir en retrait,
Aussi mets dans son cœur la promesse de ta joie,
Viens à son aide et ton action ne relâche pas.

…Lord, be Thou pilot to the ship
And send them prosperous gales.
In storms and sickness, Lord, preserve.
Thy goodness never fails.
Sois le vrai pilote de son bâtiment,
Et accorde-lui les meilleurs vents,
Préserve-le des tempêtes et maladies :
Ta bonté envers n’a jamais failli.

Sa solitude Durant son absence (11) :
 
…Though husband dear be from me gone,
Whom I do love so well,
I have a more beloved one
Whose comforts far excel.
Quoique mon cher mari s’en soit allé,
Lui que j’aime tellement,
Il y a un autre bien-aimé,
Dont le réconfort est des plus excellents...

Sa reconnaissance à Dieu pour le retour de son mari (12) :

What did I ask for but Thou gav'st?
       What could I more desire?
But thankfulness even all my days
       I humbly this require.
Que n’as-tu donné à ma prière?
De plus, que pourrais-je désiré
Sinon de remplir de gratitude mes journées ?
Voilà ce qu’humblement je requiers.


Elle exprime ses sentiments devant la naissance d'un enfant,( elle en aura huit), exprimant dans un poème que son mari trouverait peut-être à sa mort éventuelle, son amour envers lui et ses souhaits envers ses enfants (1) :

 All things within this fading world hath end,
Adversity doth still our joys attend;
No ties so strong, no friends so dear and sweet,
But with death’s parting blow is sure to meet.
The sentence past is most irrevocable,
A common thing, yet oh, inevitable.
Dans ce monde fugace tout de finitude
L’adversité toujours accompagne la béatitude.
Aucun lien assez fort, d’amitié assez tendre et chère, n’est épargné,
Mais du coup de séparation de la mort est assuré.
La sentence passée est des plus irrévocables(2)
Une chose commune, oh combien inévitable.

How soon, my Dear, death may my steps attend,
How soon’t may be thy lot to lose thy friend,
We both are ignorant, yet love bids me
These farewell lines to recommend to thee,
That when that knot’s untied that made us one,
I may seem thine, who in effect am none.
And if I see not half my days that’s due,
What nature would, God grant to yours and you;
Dans combien de temps, la mort suivra mes pas, mon chéri ?
Dans combien de temps auras-tu pour destin de perdre ton amie ?
De cela, nous sommes tous les deux ignorants mais l’amour me demande
Ces lignes d’adieu qui te recommandent,
Que lorsque nous serons déliés de ce lien qui nous fait un,
Je pourrais sembler être tienne, moi qui en fait ne suis plus rien
Et si je ne vois qu’en partie les jours qui m’échoiront
Selon ce que la nature voudra, que Dieu en accorde aux tiens et à toi.

That many faults that well you know I have
Let be interred in my oblivious grave;
If any worth or virtue were in me,
Let that live freshly in thy memory
And when thou feel’st no grief, as I no harms,
Yet love thy dead, who long lay in thine arms.
Quant aux nombreux défauts que tu sais bien que j’ai,
Qu’ils soient enterrés dans la tombe de l’oubli
Si quelque valeur ou quelque vertu en moi résidait
Qu’elle vive rafraichissante dans ta mémoire
Et si tu ne trouves aucune offense et que je n’ai pas nui
Alors continue à aimer celle qui est morte et que longtemps tu as prise dans tes bras.

And when thy loss shall be repaid with gains
Look to my little babes, my dear remains.
And if thou love thyself, or loved’st me
These O protect from step-dame’s injury.
Et lorsque celle que tu as perdue sera compensée par un avoir
Regarde à mes petits bébés, les chers morceaux de moi-même,
Et si tu t’aimes toi-même, ou si tu m’as aimé
Protège-les des dommages d’une femme belle-mère.


And if chance to thine eyes shall bring this verse,
With some sad sighs honour my absent hearse;
And kiss this paper for thy love’s dear sake,
Who with salt tears this last farewell did take.
Et si par chance ces vers devaient tomber sous te yeux
Honore avec quelques soupirs tristes mon corbillard absent
En embrassant ce papier qui t’es cher à cause de l’amour que tu as pour moi
Avec tes larmes salées, cela fera office de dernier adieu.


Elle, qui  possédait une bibliothèque de plus de 800 ouvrages, eut à subir la peine de leur destruction dans l'incendie qui dévasta sa maison le 10 juillet 1666. Cet évènement lui inspira un poème intitulé « Ici suivent quelques vers sur l'incendie de notre demeure le 10 juillet 1666 » (3). Elle y exprime sa tristesse de la perte de la maison du bonheur conjugal. Elle réconcilie aussi sa foi profonde dans la toute-puissance divine avec la tragédie qui l'a frappée.

In silent night when rest I took,
For sorrow near I did not look,
I wakened was with thundering noise
And Piteous shrieks of dreadful voice.
That fearful sound of fire and fire,
Let no man know is my Desire.
I, starting up, the light did spye,
And to my God my heart did cry
To strengthen me in my Distress
And not to leave me succourless.
Then coming out beheld a space,
The flame consume my dwelling place.
Dans la nuit silencieuse alors que je me reposais,
Étant sans souci du danger proche,
J’ai été réveillé par un bruit de tonnerre
Et les cris pitoyables d’une voix terrible:
Au feu ! Au feu ! Ce bruit épouvantable
Que personne ne connaisse jamais : tel est mon désir.
Je  me levais brusquement, j’aperçus le feu,
Et je criais à mon Dieu,  de tout mon cœur
Pour qu’il me fortifie dans ma détresse
Et ne me laisse pas  sans secours.
Puis étant sorti, j’ai regardé pendant un moment,
La flamme consumer le lieu  de ma demeure.

And, when I could no longer look,
I blest his Name that gave and took,
That laid my goods now in the dust:
Yea so it was, and so 'twas just.
It was his own: it was not mine;
Far be it that I should repine.
Et, lorsque je ne pouvais plus longtemps regarder,
J’ai bénis le Nom de celui qui a donné et a repris,
qui a réduit  mes biens aujourd’hui en poussière:
C’était bien ainsi, et c’était  justice.
C’était son bien: ce n'était pas le mien;
Il n’est rien dont je doive me plaindre.

He might of All justly bereft,
But yet sufficient for us left.
When by the Ruins oft I past,
My sorrowing eyes aside did cast,
And here and there the places spy
Where oft I sat, and long did lye.
Il aurait pu à juste titre me laisser dépourvue de tout,
Mais il nous a laissé encore suffisamment.
Lorsque par ces Ruines souvent je passe,
Mes yeux chagrinés regardent en aparté,
Cà et là, j’aperçois les lieux
Où souvent je me suis assis, et de longs moments allongé.

Here stood that Trunk, and there that chest;
There lay that store I counted best:
My pleasant things in ashes lye,
And them behold no more shall I.
Under thy roof no guest shall sit,
Nor at thy Table eat a bit.
Ici se tenaient cette malle, et là cette commode;
Il y avait là cette boutique qui comptait tant :
Mes choses qui m »étaient agréables gisent en cendres
Les voici ces choses que je n’aurais plus.
Sous ton toit plus d’invité ne siège,
Ni personne à ta table pour manger un morceau.

No pleasant tale shall 'ere be told,
Nor things recounted done of old.
No Candle 'ere shall shine in Thee,
Nor bridegroom's voice were heard shall bee.
In silence ever shall thou lye;
Adieu, Adieu; All's vanity.
Plus de conte agréable ne sera raconté ici,
Ni d’histoires retraçant le passé perdu.
Aucune bougie ici ne brillera plus,
La voix de fiancé n’y sera plus entendue.
Dans le silence pour toujours  tu reposes ;
Adieu, Adieu; Tout est vanité

Then straight I gin my heart to chide,
And didst thy wealth on earth abide?
Didst fix thy hope on mouldring dust,
The arm of flesh didst make thy trust?
Raise up thy thoughts above the sky
That dunghill mists away may flee.
Puis aussitôt je m’efforce de gronder mon cœur,
La richesse sur terre va-t-elle te rester ?
As-tu mis ton espérance dans la poussière,
Ta confiance est-elle placée dans des appuis humains ?
Élève tes pensées vers le ciel
Afin que la nuit répugnante au loin  puisse s’enfuir.  

Thou hast an house on high erect
Framed by that mighty Architect,
With glory richly furnished,
Stands permanent tho' this bee fled.
It's purchased, and paid for too
By him who hath enough to doe.
Tu as une maison sur la hauteur érigée,
Par ce grand architecte ornée,
Avec gloire richement meublée,
Qui demeure en permanence  quand tout cela sera enlevé.
Elle a été achetée bien cher
Par celui qui en a assez pour ce faire.

A Prize so vast as is unknown,
Yet, by his Gift, is made thin own.
There’s wealth enough, I need no more;
Farewell my Pelf, farewell my Store.
The world no longer let me Love,
My hope and Treasure lies Above.
Un prix si important  dont le montant est inconnu,
Pourtant, il t’est donné et devient ton bien propre.
Il y a suffisamment  de richesse, je n'ai pas besoin de plus;
Adieu ma propriété, adieu mon magasin.
Ne me permettez plus d’aimer le monde,
Mon espérance et mon trésor se trouve plus haut (4).


L'œuvre de Bradstreet a été profondément influencée par le poète français Guillaume du Bartas qui fut traduit en anglais et était très renommé auprès des lecteurs du XVIIe siècle :

A Bartas can do what a Bartas will
But simple I according to my skill.
Un Bartas peut faire ce que Bartas pense
Mais moi, tout  simplement  selon mes compétences.

La critique au cours du XXe siècle l’a reconnue comme un écrivain intéressant, notamment pour sa suite de poèmes religieux - les « Contemplations » inspiré du  poète français, dans lesquels elle exprime son amour de la création même abimée par le péché : 

 
When I behold the heavens as in their prime,
And then the earth (though old) still clad in green,
The stones and trees, insensible of time,
Nor age nor wrinkle on their front are seen;
Quand je vois les cieux comme dans leur premier jour,
Et puis la terre (pourtant si ancienne) vêtue de vert toujours,
Les pierres et les arbres, comme  insensibles au  temps,
Sans âge, ni ride visibles sur leur  front;

O Time the fatal wrack of mortal things,
That draws oblivion's curtains over kings;
Their sumptuous monuments, men know them not,
Their names without a record are forgot,
Their parts, their ports, their pomps all laid in th' dust
Nor wit nor gold, nor buildings scape time's rust;
But he whose name is graved in the white stone
Shall last and shine when all of these are gone.
O Temps, inexorable ressac  des choses mortifères,
Qui referme sur les rois, dans l'oubli la barrière;
Les humains ne  savent rien de leurs monuments somptueux,
On ne souvient même plus de leurs noms prestigieux.
Leurs portions, leurs ports, leurs pompes, tout cela tombe en décrépite 
Aucun trait d’esprit, tas d'or, ou bâtiment important, n’échappe par le temps à la mite;
Mais celui dont le nom nouveau est gravé sur la pierre blanche, immaculée,
Celui-là,  durera et brillera quand tout cela s’en sera allé (13).

A son époque, être femme et écrivain n’allait pas de soi, la lutte sut sévère, comme en témoigne l’extrait suivant :

I am obnoxious to each carping tongue
Who says my hand a needle better fits,
A poet's pen, all scorn, I should thus wrong;
For such despite they cast on female wits:
If what I do prove well, it won't advance,
They'll say it's stolen, or else it was by chance.
Je suis désagréable envers ces langues qui houspillent
Qui disent qu’une main de femme siérait mieux à une aiguille,
Qu’une méprisable plume de poète : je suis donc dans le faux !
Voilà un exemple de leur mépris envers la féminine intelligence :
Si ce que je fais s’avère bon, à rien cela n’avance :
Ils disent, « C’est du plagiat ! », ou bien « C’est un coup de pot ! »


En 1647 son beau-frère, John Woodbridge, emporta son manuscrit de poésie en Angleterre, sans qu'elle le sache. C'est ainsi que la première œuvre d'Anne fut publiée à Londres.


Elle y exprime, son sentiment de la vanité de toutes choses et de la fuite du temps :

A pilgrim I on earth perplext,
with sinns, with cares and sorrows vext,
By age and paines brought to decay,
and my Clay house mouldring away,
Oh how I long to be at rest
and soare on high among the blest!
Je suis sur la terre un drôle de  pèlerin,
troublé par les péchés, les soucis et les chagrins
Par  l'âge et les peines porté à décrépite,
et ma maison d'argile qui au vent se délite,
Oh combien je soupire après le repos
et aspire à être parmi les bienheureux, tout là-haut!

But man grows old, lies down, remains where once he's laid.
Mais l'homme vieillit, se couche, ne bouge plus de l’endroit où une fois on l’a posé.

And time brings down what is both strong and tall.
But plants new set to be eradicate,
And buds new blown, to have so short a date,
Is by his hand alone that guides nature and fate.
Et le temps met et à terre ce qui est à la fois fort et lourd.
Même les plantes nouvelles doivent être éradiquées,
Et les bourgeons nouvellement gonflés, avoir si peu de jours,
Cela par sa seule main qui guide nature et destinée.

Ses problèmes de santé (5) :

La nuit lorsque les autres dormaient à poings fermés
Et trouvaient à la fois bien-être  et repos,
Mes yeux ouverts sont restés en état veille
Et ainsi allongée je me suis trouvé au mieux.

Je l'ai cherché celui que mon âme aime (6),
Avec des larmes je l'ai cherché avec ardeur.
Il a incliné son oreille de haut en bas.
En vain jamais je n'ai ni cherché ni pleuré.

Mon âme avait faim, il l’a rempli de biens;
Il a recueilli mes larmes dans une outre (7),
Mes plaies cuisantes furent nettoyées  par  son sang,
Et il a éloigné  mes doutes et mes craintes.

Que ne donnerais-je à mon Sauveur
Lui qui a fait librement tout cela  pour moi?
Je le  servirai ici tant que je vivrai
Et le louerai l'éternité.

Sa délivrance d’un moment de faiblesse (8) :
Digne es-tu, Seigneur, d’être célébré.
Mais hélas, ce n’est pas dans ma vie.
Relève, mon cœur qui se met à sombrer, je t’en prie.
Ainsi, je pourrais te le donner.

« Ma vie est comme une toile d’araignée déchirée »
Voilà ce que j’ai dit, lorsque j’étais bien affaiblie...
« Et je ne verrais plus âme qui vive,
Mais on me laissera reposer en paix ».

Mon esprit débile, tu l’as fait revivre,
Mes doutes tu les as réprimés
Et quoique je fusse quasiment  morte, tu m’as fait revivre,
Afin que je puisse, ici, un temps, te prier.

Pourquoi est-ce que je vivrais, sinon pour te célébrer ?
Ma vie est cachée en Toi
O Seigneur, aussi nombreux que soient mes jours
Qu’ils puissent tous être pleins de fruits.

Sa prière (9) :

Dans ma détresse, le Seigneur j'ai recherché
Alors que rien sur la terre ne pouvait réconforter
Et lors même que mon âme prenait en haine ces choses en soi
Toi  Seigneur, tu m’as dit : « En vie soit ! »
 
Tu connais les douleurs que je ressentais;
Mes plaintes et gémissements se sont faits de toi entendre,
Et combien dans la sueur je semblais alors me confondre
Tu m’as aidé et tu m’as regardé.

Ma corps meurtri Tu l’as restauré,
tu as ceint de force mes faibles reins,
Oui, quand j'étais faible et pauvre au plus haut point,
Je savais que je te louerai à la fin.

Comment vais-je rendre à mon Dieu
Toute la bonté qu’il a montrée envers moi?
Même ses grâces se trouvent dans sa corde,
Dans laquelle plus que tout je vois sa miséricorde.

Mon cœur je Te  donne tout entier;
O fais fructifier, Seigneur, dans ta fidélité
Que ma vie te soit vouée
Pour te célébrer en acte, en parole, en pensée.

Tu sais que ce n’est pas de la vie supplémentaire
Que je requiers mais seulement de louer encore Ton Nom
Ni de devoir (trouver) digne la prière
De prolonger sur terre ces jours de pauvre hère.

Célébrer ta  louange et Ton nom,
ma requête, éternellement O Seigneur, la  voilà.
O accorde-moi  de le  faire dans cette condition,
Et puis d’ être avec toi pour toujours, le meilleur, c’est cela!

NOTES :

(1) « Before the Birth of One of her Children » : Avant la naissance de l’un de ses enfants
(2) La souffrance selon Genèse 3.16  « (L’Eternel Dieu) dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles, C'est avec peine que tu accoucheras... »
(3) Upon the Burning of Our House, July 10th 1666 : « De l'incendie de notre demeure le 10 juillet 1666 »


(4) Notes pour mieux comprendre :
 “I blest his name that gave and took”, voir Job 1:21
“Arm of flesh”, voir 2 Chroniques 32:8; Esaïe. 9:18-20; Jérémie 17:4-7.
“Dunghill mists”, voir Esdras 6:9-12.
« House on high erect », voir 2 Corinthiens 5:1; Hébreux. 11:10 : « une demeure dans le ciel qui n’a pas été faite par la main des hommes... une Cité qui a des solides fondations, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur ».
“Treasure lyes Above”, voir Luc 12:34
(5) “Here Follow Several Occasional Meditations”
(6) Cantique des Cantiques
(7) Psaume 56.9

(8) “Deliverance  from a Fit of Fainting”
(9) ”Deliverance From Another Sore Fit”
(10) Upon My Dear and Loving Husband his Going into England Jan. 16, 1661
(11) In My Solitary Hours in My Dear Husband his Absence
(12) In Thankful Remembrance for My Dear Husband's Safe Arrival Sept 3, 1662

(13) Apocalypse 2.17

 

Chargement en cours ...