14 septembre 1873. Une Eglise baptiste à deux pas du Louvre

Il s'agit du  Temple de l'église protestante baptiste du 48 rue de Lille, à Paris. il est admirablment situé, à deux pas du Louvre et des Tuileries.
La première pierre en avait été posée le 24 août 1872, journée commémorative  du troisième centenaire des massacres de la Saint-Barthélemy (24 août 1572), survenus en partie dans ce même Louvre. La date choisie indique l’ancrage dans le protestantisme français de la communauté baptiste.

 Image (14 septembre 1873. Une Eglise baptiste à deux pas du Louvre)

Un beau bâtiment
C’est l'un des premiers bâtiments reconstruits sur les ruines des destructions de la Commune. La chapelle, construite à l'étage, utilise des supports de métal très minces. L’architecte W. Hansen adopta une technique novatrice. En revanche il choisit le style gothique dans le traitement de la façade lui donnant une apparence d’église aisément reconnaissable par le passant. L’édifice est doté d’une capacité de 700 places, dans sa salle de culte principale. Il possède la plus ancienne cuve baptismale pour adultes de la capitale.
Les baptistes américains, et beaucoup d’autres dont les baptistes britanniques avaient contribué au financement de l’édifice.

Enfin la liberté
Le grand prédicateur anglais Charles Spurgeon avait marqué un grand intérêt pour l’évolution de la communauté baptiste de Paris.  Il avait eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises l’Eglise baptiste de Paris qui tenait alors ses réunions au 10 rue Saint-Roch de l’autre côté de la Seine, dans un local sombre et inadapté et mal indiqué : il était interdit d’apposer une plaque indiquant le nom de l’Eglise et les offices.
La vie des communautés baptistes en France était alors souvent soumise à des oppositions
opiniâtres des autorités civiles er religieuses. En effet, elles n'étaient pas protégées par le Concordat de 1801.
Mais depuis quelques années, un vent de libéralisation avait soufflé. Et en 1881 l'adoption de textes législatifs garantit la liberté de culte. La Loi du 29 juillet 1881, loi sur la presse, réduit au minimum les formalités administratives nécessaires à la création des journaux. Elle instaurait la liberté de l‘imprimerie et la liberté d‘affichage, de colportage et de vente sur la voie publique. La Loi supprime les délits d‘opinions.   Libertés dont pourrait bénéficier pleinement l’église et les imprimeries et éditeurs installés désormais dans le nouveau bâtiment.

 

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