La guerre leur a tout enlevé

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La majorité des réfugiés syriens trouvent asile au Moyen-Orient. C’est là qu’il faut aussi leur venir en aide.
La guerre leur a tout enlevé
Athab et Mhanna vivent dans un appartement de deux pièces à Zarqa, en Jordanie, depuis 2012.

Lorsque la violence a fait irruption dans leur ville d’origine, dans le sud de la Syrie, ils se sont immédiatement sentis pris au piège. Ils ont dû abandonner leur maison, leur pays et tout ce qu’ils avaient construit.

Une aide médicale

Mais, à l’arrivée en Jordanie, Athab a commencé à se sentir très faible. « Elle souffrait énormément. Je l’ai emmenée voir de nombreux médecins mais aucun n’a voulu nous aider », se souvient Mhanna. « Elle a souffert pendant quatre mois – jusqu’à ce que Medair nous vienne en aide. »
« La situation médicale d’Athab nécessitait une hospitalisation immédiate » explique le Dr. Mohammad, chargé de santé pour Medair. « Si elle n’avait pas reçu les soins adéquats, elle ne serait certainement pas assise ici avec nous aujourd’hui. »

Une aide financière

Depuis 2017, l’ONG humanitaire internationale Medair est active en Jordanie où elle déploie un programme qui apporte une aide financière aux familles qui ont besoin de soins de santé urgents mais n’en ont pas les moyens. Le programme cible les groupes les plus vulnérables, et vient en aide à la fois aux réfugiés syriens et aux familles jordaniennes les plus nécessiteuses.
« Cet argent permet aux gens dans le besoin d’avoir accès aux soins de santé de base et de couvrir la prise en charge d’interventions chirurgicales d’urgence, comme dans le cas d’Athab », explique Lucy Bamforth, membre de l’équipe de Medair au Moyen-Orient.
« Nous nous sommes rendu compte également que les réfugiés n’avaient pas assez d’argent pour d’autres choses essentielles, comme envoyer leurs enfants à l’école, payer leurs courses, acheter des produits de première nécessité pour leurs bébés, etc. C’est pourquoi, depuis 2017, nous donnons également de l’argent que les bénéficiaires peuvent utiliser pour répondre à ces besoins urgents et importants.

Une crise dans la crise

Comme Athab, des centaines d’autres réfugiés syriens continuent de lutter tous les jours pour leur survie dans des conditions de pauvreté extrême, après avoir été contraints de tout quitter.
Selon le Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, il y aurait à présent plus de 5,6 millions de réfugiés syriens à travers le monde. La majorité d’entre eux vivent toujours dans la région du Moyen-Orient : 3,3 millions en Turquie, un peu plus d'un million au Liban. Environ 660.000 d’entre eux sont en Jordanie où la grande majorité vit dans des centres urbains, en dehors des camps de réfugiés officiels.
Souvent oubliés par les médias et la communauté internationale, ces gens partagent les périphéries les plus pauvres avec la classe jordanienne la plus vulnérable. « 30 % des gens que nous soutenons avec notre programme sont jordaniens » explique Lucy Bamforth.
Si la crise en Syrie évolue quotidiennement, le pays n'est pas encore prêt pour que les réfugiés puissent y retourner en sécurité. En Jordanie et dans toute la région, ces réfugiés continuent de subir les conséquences de la crise, la souffrance et l'éloignement de leur pays d'origine, qu'ils ont pour la plupart perdu espoir de revoir un jour.
Pour plus d'informations sur Medair :
www.medair.org/fr



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