La richesse, un signe de la bénédiction divine ?

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En réalité, Jésus propose un monde à l’envers.
La richesse, un signe de la bénédiction divine ?
Avez-vous déjà remarqué que ce sont les exclus de la société (les pauvres, malades, handicapés, gens de mauvaise vie…) qui ont fait le meilleur accueil à Jésus à l’époque des évangiles ?
Certes, nous y voyons aussi que Jésus a également fréquenté des gens de la bonne société, mais leur rencontre a été très souvent décevante.

Dur, dur…

Il faut dire que les exigences radicales de Jésus en matière de générosité passaient mal auprès des gens fortunés. Ainsi, lorsqu’un riche a refusé de partager ses richesses avec les pauvres, Jésus a ainsi commenté : « Est-ce qu’un chameau peut passer facilement par le trou d’une aiguille ? Eh bien, pour un riche, c’est encore plus difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu. »
Avouez que c’était difficile à entendre. Même ses propres disciples se sont interrogés.

Ne pas se tromper de richesse

Depuis toujours, les gens sont tentés de croire que la richesse est une bénédiction de Dieu et la pauvreté une malédiction. Il existe même des prédicateurs qui promettent la richesse au nom de l’Évangile.
C’est vrai que la première partie de la Bible rapporte les richesses d’hommes de Dieu comme Abraham, Job, Salomon… Cette richesse témoignait à l’époque de la bonté de Dieu à leur égard.
Mais pour qui veut bien le constater, la venue de Jésus a changé la donne. Marie, sa mère, ne s’y est pas trompée. Alors qu’elle était enceinte, elle a exprimé sa joie en chantant : « Dieu a comblé de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches les mains vides. »

Dieu a fait le choix de la pauvreté

Avec Jésus, la vraie richesse que Dieu veut communiquer aux hommes n’est plus matérielle mais spirituelle. L’apôtre Paul résume ainsi : « Jésus-Christ était riche, mais pour vous, il s’est fait pauvre, afin de vous rendre riches par sa pauvreté. »
Certes, il y avait des personnes riches parmi les chrétiens du premier siècle, mais ils ne le sont pas forcément restés longtemps puisque les plus fortunés d’entre eux à Jérusalem ont vendu leurs propriétés et leurs objets de valeur pour partager l’argent entre tous. Personne ne les y avait contraints.
À la fin du premier siècle, nous lisons cette recommandation aux chrétiens riches « de faire le bien, d’être riches en actions bonnes. Qu’ils donnent de bon cœur et partagent avec les autres… Ainsi ils mettront en réserve pour l’avenir un trésor beau et solide et ils pourront posséder la vraie vie ».
La vraie richesse n’est plus dans l’argent que l’on possède.

Joie et tristesse

Quelle joie de constater la transformation profonde de quelqu’un lorsqu’il se convertit à Jésus-Christ. L’ancien esclave de ses passions retrouve une pleine liberté, celui qui était misérable acquiert une nouvelle dignité… Une nouvelle vie commence.
Ce qui me désole par contre, c’est de constater que peu à peu, le nouveau chrétien perd contact avec ses amis d’autrefois. Il s’embourgeoise. Du coup, il ne lui est plus possible de leur rendre témoignage du secours que le Christ Sauveur pourrait leur apporter à eux aussi.
Cette évolution est-elle vraiment inévitable ?
Pour aller plus loin
Marc 10.25-27 ; 2 Corinthiens 8.9 ; Actes 2.45 ; 1 Timothée 6.18,19



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