Texte de prédication: Attention! Ourses!

Extrait
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2 Rois 2.23-24

« Il monta de là à Béthel; et comme il montait par le chemin, de petits jeunes gens sortirent de la ville et se moquèrent de lui. Ils lui disaient : Monte, chauve ! monte, chauve !
Il se retourna pour les regarder et les maudit au nom de l’Éternel. Alors deux ourses sortirent de la forêt et mirent en pièces quarante-deux de ces adolescents ».

Texte de prédication: Attention! Ourses!

Des histoires effrayantes dans la Bible ?

À en juger par le succès des films catastrophe ou des films d’épouvante, cela ne nous déplait pas tellement qu’on nous fasse un peu peur, au moins le temps d’un spectacle ou d’une lecture. Ce goût pour le catastrophique et l’épouvantable n’est pas entièrement pur et recommandable, je le concède, mais sans vouloir entrer dans une démonstration en bonne et due forme, je vous propose d’admettre qu’une certaine forme de peur est un des besoins fondamentaux de l’être humain. Constatons au moins que, dans l’Écriture, Dieu y a pourvu ; les auteurs nous racontent un certain nombre d’histoires qui font peur. Au nom de quoi refuserions-nous à Dieu ce que nous acceptons du cinéma ? À moins que nous ne pensions que l’Écriture ne doit être utilisée que comme tranquillisant ? Nous avons tant de sujets d’inquiétude, nous vivons dans un monde tellement inquiet, cherchons dans la Bible le réconfort. Certes l’Écriture peut nous soutenir et nous aide mais laissez-moi vous dire qu’utilisée comme simple tranquillisant, l’Écriture est un mauvais calmant. D’abord, parce qu’elle contient beaucoup de textes qui font peur, et ensuite, parce que seul est capable de nous rassurer vraiment celui qui est aussi assez grand pour nous effrayer.

On s’est beaucoup moqué aux deux siècles précédents de la religion qui maintenait les humains dans la crainte du surnaturel. Aujourd’hui les humains n’ont plus peur de Dieu, mais ils redoutent autre chose et je ne crois pas qu’ils aient gagné au change. Laissons-nous effrayer par Dieu.

Ce récit ne nous plonge pas dans un univers fantastique avec ses monstres hideux, ce ne sont pas des dragons crachant le feu qui sortent du bois, mais deux ourses. Le seul élément fantastique du récit est le nombre de victime en proportion du nombre d’ours : 42 victimes pour deux ourses, même des ourses à qui on aurait volé leurs petits, cela fait beaucoup, même si l’expression « mettre en pièces » n’est pas à prendre au pied de la lettre. Elle n’est d’ailleurs pas la traduction littérale du verbe hébreu qui signifie habituellement « fendre. »

L’effrayant surgit ici du quotidien. Une scène de village assez banale. Des garçons se moquent d’un voyageur qui monte la côte. Ce qui effraie dans ce récit, c’est précisément qu’un incident aussi banal puisse avoir une fin aussi dramatique. C’est lorsque le lecteur prend conscience qu’une telle chose pourrait lui arriver que l’histoire produit son effet.

Quelles leçons devons-nous tirer de ce récit ?

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